Le blog d’un chercheur et formateur en histoire de l’art

Le blog d’un chercheur et formateur en histoire de l’art
en Provence… et ailleurs


L’art où, par qui, et comme il s’est fait.
Les articles régulièrement postés ici rendent compte d’une activité de recherche, de publication et de conception d’outils pédagogiques.
Ce blog déroule une vision concrète et sensible de l’histoire de l’art entrevue dans ses relations de proximité avec un territoire, avec des artistes parfois surpris dans leur travail d’atelier.
Une collection de monographies sur des peintres méconnus invite à (re)découvrir un patrimoine parfois insoupçonné en Provence. Des publications et des conférences en communiquent les récentes mises à jour. Des dossiers d’étude à destination des collectivités contribuent à la connaissance, aux décisions de conservation et aux choix de mise en valeur d’œuvres longtemps ignorées voire remisées.
Un ensemble de supports et matériels pédagogiques s’adresse à des publics divers, allant de l’outil de médiation à l’objet de formation.

Patrick Varrot
Formation, recherches et publications en histoire de l'art
Marseille
Pour tout contact: patrick.varrot@wanadoo.fr

jeudi 12 mars 2015

Conférence


Proposée par l’Université Virtuelle du Temps Disponible

Lundi 23 mars 2015

17h00-18h00


Les plus anciens ex-voto peints de Provence (1560-1630)

Des sources d’une pratique populaire et traditionnelle à la recherche de ses plus anciennes expressions encore conservées dans la région.



L’ex-voto peint a fait l’objet d’études historiques et sociologiques. La Provence en a fait une tradition et un attrait touristique. Aujourd’hui l’approche s’affine, un peu plus artistique. On peut actuellement repousser les origines de l’ex-voto peint jusqu’aux temples romains consacrés à Neptune. Plus tard, les petits panneaux des retables médiévaux consacrés aux miracles des saints, offrent un répertoire évident en la matière.

Même si la plupart ont disparu, il est possible de partir à la recherche des plus anciens ex-voto peints de Provence. Ils témoignent pour beaucoup de qualités artistiques inattendues, ainsi que de grands évènements historiques. Rescapés des grandes vagues de nettoyage imposées par la Contre-Réforme, ils constituent autant de points d’un circuit partant de la capitale aixoise, menant des Saintes-Maries-de-la-Mer à Avignon, Apt, Beaumes-de-Venise, l’Isle-sur-Sorgue, Gémenos, Hyères, Antibes, mais aussi Senez, Arles, Martigues, Saint-Etienne-du-Grès où ont été consignés les plus anciens témoignages.

 
 
 

Grâce au soutien de la CNAV Ile de France, L'UVTD permet de participer gratuitement aux conférences.
Connexion par internet via un ordinateur, une tablette tactile ou un smartphone.
Conférences interactives permettant à tous les participants d’échanger en direct avec le conférencier et entre eux.

Inscription et programme sur le site de l’UVTD :
http://www.uvtd.fr
Renseignements au bureau d’accueil des étudiants :
Priscille : 01 81 51 68 78
contact@uvtd.fr

lundi 3 novembre 2014

Conférences

Dessiner au Moyen-âge : cycle de 3 conférences virtuelles


Proposé par l’Université Virtuelle du Temps Disponible

Lundi 2 février 2015
17h00-18h00

Dessiner au Moyen-âge : tablettes, peaux, papiers, textiles et papyrus

Une approche technique et quasi culinaire de la préparation des supports du dessin au Moyen-âge, un art bien mal connu.

Cette conférence inaugure un cycle sur les techniques du dessin entre le VIIIe et le XVIe siècle. Longtemps enfermé dans un statut de pratique d’apprentissage, de « brouillon », il prit ses lettres de noblesse au XIVe siècle. Traités, recettes, extraits littéraires et rares dessins préparatoires encore conservés en témoignent. Ce premier temps permettra de s’intéresser aux supports : tablettes de bois, de cire, indépendantes, reliées, doublées de peaux, souples de poche, etc. Mais aussi à la préparation des parchemins, des papiers, apparus vers 1300, avec les enduits « au blanc d’os », procédé oublié. Plus inattendus, seront décrits les dessins sur textiles fins, sur papyrus (encore en vigueur jusqu’au XIIe siècle en Sicile), sur calques dont l’usage fut plus intense qu’on le pense.

  


Lundi 16 février 2015
17h00-18h00

Dessiner au Moyen-âge : outils, instruments et accessoires

De la nature, de la fabrication et de l’invention du matériel du dessinateur.

Cette conférence déroulera la panoplie des outils mis en œuvre pour tracer. Aux traditions antiques (charbons, stylets, cordelettes, fils battus), se joignent les inventions médiévales (plumes, pinceaux à tuyau de plume, pointes de métal, crayon de plomb). Comparant pointes d’or, d’argent et de laiton, on obtient notre classification 2B, HB, 2H. Quelques représentations de peintres nous livrent les images de ces instruments. Les sources littéraires sont plus loquaces et en permettent une restitution. Des anecdotes sur les poils à utiliser pour un pinceau, en passant par la contribution du boulanger à la cuisson des charbons, par des recettes de gommes, ce parcours conduira à la découverte d’innovations tels que les mannequins articulés du XVe siècle. Cette démarche est partagée par des artistes contemporains redonnant vie à des techniques disparues comme le dessin à la pointe d’argent ou d’or.

  


Lundi 2 mars 2015
17h00-18h00

Dessiner au Moyen-âge : encres, couleurs et rehauts

Une compilation de recettes et procédés d’après les traités, les réceptaires, les récentes études scientifiques et expérimentation en la matière.

Les encres et rehauts pourraient alimenter une encyclopédie. De la controverse antique sur l’encre de seiche, aux encres carbonées, nous passerons aux teintures végétales (de coquelicot, rendue… verte, de « brésil », bois qui donna son nom au pays). Le parcours aboutira aux encres métallo-galliques, qu’on pensait à tort inventées au Moyen-âge, au « minium » employé pour le dessin des « miniatures ». Les rehauts sont aussi divers dans leur composition, parfois considérée comme « gouache médiévale ». Il s’avère que beaucoup de ces recettes ont vu le jour chez les apothicaires, d’abord pour soigner. Certaines semblent issues de pratiques culinaires (au jus d’ail ou d’oignon). D’autres mettent à contribution des métiers inattendus : le forgeron pour sa limaille, le maître-queue pour la suie de son fumoir, l’orfèvre pour sa pierre de touche qui donna une encre invisible. La démarche expérimentale des ateliers médiévaux s’insère dans une économie proche des préoccupations d’aujourd’hui.

  


 

Grâce au soutien de la CNAV Ile de France, L'UVTD permet de participer gratuitement aux conférences.
Connexion par internet via un ordinateur, une tablette tactile ou un smartphone.
Conférences interactives permettant à tous les participants d’échanger en direct avec le conférencier et entre eux.
 

Inscription et programme sur le site de l’UVTD :
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Renseignements au bureau d’accueil des étudiants :
Priscille : 09 72 38 68 13
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mercredi 18 juin 2014

Conférences


La peinture sur les murs en Italie


Cycle de conférences – Avril à décembre 2014
Avignon, Palais des Papes

Organisé pendant la période de restauration des fresques de la chapelle Saint-Martial, peintes sous la direction de Matteo Giovanetti entre 1344 et 1346, il est consacré aux fresques italiennes antérieures à la réalisation de cette chapelle à Avignon.

 
 
 
 
 
Jeudi 3 avril 2014

Peindre à fresque au XIVe siècle. Une approche sensible des matériaux et des techniques mises en œuvre.

par Patrick Varrot

Le XIVe siècle fut marqué par une intense activité des ateliers sur les chantiers de décors muraux, en particulier dans le domaine de la peinture à fresque. Bien qu'ancestrale, cette pratique ne fut auparavant que très peu décrite dans la littérature artistique. Soucieux de transmettre leur savoir-faire, les auteurs de traités picturaux, souvent artistes eux-mêmes, ont pour la première fois abordé la fresque comme technique spécifique au XIVe siècle. La conférence proposée adopte le parti pris d'un aller-retour entre faire-savoir et savoir-faire. Sur le temps d'une heure trente sont découvertes des sources historiques, pour la plupart méconnues, et les applications concrètes des procédés dont elles témoignent, voire qu'elles enseignent avec pédagogie. L'objectif reste de faire partager de manière sensible l'expérience des artistes et de leurs équipes sur un chantier de peinture à fresque au Moyen âge. Cette conférence-atelier a été conçue en trois temps et deux mouvements. Trois temps respectant le suivi chronologique de la mise en œuvre (le travail antérieur à la peinture : les enduits, la fabrication et la préparation des outils ; les phases préparatoires à la peinture : le report du dessin et la préparation des ornements à " attacher au mur " ; la peinture à fresque et les rehauts à sec : le choix des liants, la gamme des principaux pigments). Deux mouvements pour chaque temps : la transmission des informations puis la découverte sensorielle et la manipulation des matériaux échantillonnés, d'outils et d'essais restitués selon les méthodes de l'archéologie expérimentale. Accessible à tous les publics, cette intervention n'en apporte pas moins son lot d'interrogations scientifiques. Un grand nombre de procédés, parfois simples "recettes", n'ont en effet pu être à ce jour identifiés sur ou dans les œuvres conservées.

Jeudi 22 mai 2014
Rome, fresques et mosaïques.
par Alessandro Tomei, professeur à l’Université de Chieti.

Jeudi 5 juin 2014
Assise, la basilique San Francesco (v. 1277-80 – v. 1325) : Cimabue, Torriti, Giotto, Pietro Lorenzetti, Simone Martini.
par Bruno Zanardi , professeur à l’Université d’Urbino.
 
Mardi 23 septembre 2014
Padoue, la chapelle des Scrovegni, Giotto, 1303-5
par Davide Banzato, Directeur des Musei civici de Padoue.
 
Mercredi 8 octobre 2014
Florence, les fresques du transept de l’église Santa Croce : Chapelles Peruzzi et Bardi, Pulci Berardi, Baroncelli, Chapelle Bardi di Vernio.
par Andrea De Marchi, professeur à l’Université de Florence.

Jeudi 6 novembre 2014
Sienne, Palazzo Pubblico, Simone Martini, Ambrogio Lorenzetti.
par Patrick Boucheron, professeur à Paris I.

Jeudi 4 décembre 2014
San Gimignano, collegiata Santa Maria Assunta, Lippo Memmi (?, vers 1340).
par Elisabeth Mognetti, conservateur général du Patrimoine

Centre des Congrès du Palais des Papes, Salle du Trésorier
Horaires : 18h30
Tarif : 7 € par conférence, gratuité accordée aux étudiants
Renseignements :
Avignon Tourisme
04 32 74 32 74
www.avignon-tourisme.com

lundi 12 mai 2014

Monographies : peintres méconnus en Provence

Coriolano Malagavazzo (Crémone, 1543 ou 1547 – Milan, 1595)


La commune de Gassin, près de Saint-Tropez, conserve un tableau du Don du Rosaire daté de 1587 qui avait attiré l'attention d'éminents historiens de l'art. Œuvre précoce en Provence, on y vit une importation de l'école bolonaise qui, en cette fin du XVIe siècle, posa les bases du classicisme de la peinture du siècle suivant. Cas isolé, ce tableau ne suscita guère plus d'interrogations sur les conditions de son arrivée dans l'ancien diocèse de Fréjus, que de pistes pour la recherche d'un auteur, pas forcément émilien. Cette étude décortique par le détail une série d'éléments comme autant de fils reliant la toile au couvent des Prêcheurs de Draguignan, à sa chapelle du Rosaire, à l'épisode de la " contagion " de 1587 qui transforma le lieu sacré en annexe d'hôpital. La mise en scène de l'image tempère le huis clos avec un calme paysage, le drame théâtral par une sérénité des attitudes et des couleurs. S'y décèle dès lors un écho de toiles milanaises, guidant la recherche d'un auteur, de la capitale lombarde à sa ville natale, Crémone. Un nom semble en effet s'imposer, celui de Coriolano Malagavazzo, déjà signataire d'une œuvre ayant abouti à Levens, en pays niçois. Quel rôle joua donc l'école crémonaise dans la maturation d'une peinture classique en France ? Quels rouages les Dominicains mirent-ils en action pour en favoriser l'importation en Provence ? Quelle réception put trouver cette œuvre à Draguignan, qui, encore dix ans auparavant, prenait le parti d'une peinture toujours archaïque ? Ce Don du Rosaire, malheureusement défiguré par un repeint, paraît correspondre à l'un des chaînons manquants de l'histoire de la peinture moderne en Provence.
 

Le Don du Rosaire de Gassin (1587). Une toile crémonaise de l'église des Prêcheurs de Draguignan ? Etude sur la provenance et l'attribution du tableau au peintre Coriolano Malagavazzo
Janvier 2014
43 pages, 20 x 28,7 cm, reliure spirale
59 illustrations couleurs et noir et blanc.

mardi 6 mai 2014

Dossiers d’étude

Mise en exposition des ex-voto de la chapelle Notre-Dame de Pitié

Décembre 2013


Dans le cadre de la restauration et du réaménagement de la chapelle Notre-Dame de Pitié, l’Association des Amis du Vieux Marignane a souhaité une étude préalable de sa collection d’ex-voto peints.
L’objectif en est de définir un projet de mise en exposition en adéquation avec l’histoire, la nature et les caractéristiques de l’ensemble classé monument historique en 1983, entièrement restaurés en 2009-2010 par Mme Marina Weissman. De plus, cette étude accompagne et prend en considération un projet scénographique global.
Une redéfinition et une circonscription de la collection d’ex-voto s’est avérée nécessaire, des œuvres d’un autre type y ayant été adjointes. Un remembrement de l’ensemble des plaques votives dites « scripturaires » permettra une présentation historique continue, l’écrit ayant supplanté l’image à partir des années 1870.
Le premier pan de l’étude détaille chaque pièce de la collection : datation la plus précise possible, identification du sujet, du donateur quand son nom apparaît, attribution à un peintre local quand cela est possible. S’ensuit une étude globale de la collection : son histoire, sa documentation, ses lacunes, sa composition actuelle, ses principales caractéristiques, ses rapports au territoire de la commune, aux collections du pourtour de l’Etang de Berre, du département, de la région.
Le second pan propose un projet de mise en exposition matérialisant les grandes lignes établies par l’approche précédente. Un plan d’accrochage rend ainsi visible le séquençage de la collection, des rapprochements d’œuvres dans chaque séquence adoptent des partis plus iconographiques, esthétiques ou monographiques. S’ensuit une proposition de dispositif de protection et de signalétique, en vue d’une présentation permanente et de possibilités d’accrochages temporaires selon une programmation culturelle à déterminer.

mardi 8 avril 2014

Matériels pédagogiques

Le site archéologique de Glanum accessible à tous

Une valise ludique et tactile pour comprendre la cité gallo-romaine

 

L’opération Monuments pour tous initiée par le Centre des Monuments Nationaux a occasionné la réalisation de ce matériel particulièrement adapté aux publics déficients sensoriels.

Tapis et plan tactiles à superposer, panneaux et magnets à associer au recto, traduits en reliefs (cuvette et saillie) au verso, maquettes, figurines et fac-similé permettent de restituer à partir des restes aujourd’hui accessibles, l’état originel supposé des éléments constitutifs de la ville antique, ainsi que l’histoire de la mise à jour du site.

Passages du plan à l’élévation, de nos jours à l’antiquité, de la ruine au bâti, du bâti à la vie qu’il conditionnait et abritait, s’opèrent ainsi au fil des montages et démontages successifs des éléments de la valise, d’abord manipulés en salle puis transportables sur le site.









 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Renseignements
Site archéologique de Glanum
Service d’action éducative
Avenue Vincent Van Gogh
13210 SAINT-REMY-DE-PROVENCE
04 90 92 35 07

Matériels pédagogiques : métiers, savoir-faire et techniques artistiques

Peindre sur panneau au Moyen âge

Une mallette pour le Musée du Petit Palais d’Avignon


Le Musée du Petit Palais d’Avignon conserve l’une des plus importantes collections de peintures médiévales, en grande partie italiennes, en France.
Son service éducatif a souhaité la conception et l’élaboration d’un matériel pédagogique afin d’aborder, de manière concrète et en présence des œuvres, le travail des ateliers de peintres. Issue de recherches scientifiques et d’essais techniques, la mallette proposée rassemble une sélection de supports les plus fréquemment fabriqués, d’outils et instruments les plus usités, des matériaux constituant la plupart des enduits, assiettes à dorer et couches colorées.
Ainsi y trouve-t-on panneaux de peuplier, entoilé, doublé de parchemin, encollés et enduits de gesso à la colle de peau ou de parchemin, stylets d’os ou de bois, charbons de saule, encre à l’atramentum, poinçon à « grainer », brunissoir d’agate. Un échantillonnage relativement complet regroupe gesso de Bologne, bol d’Arménie, ainsi qu’une vingtaine de pigments d’origine minérale, animale et végétale, précieux pour certains (lapis-lazuli, orpiment, etc.), produits par de simples ou savantes transformations chimiques pour d’autres (céruse, cinabre, etc.).
Le tout est à retrouver sur, dans, voire derrière les œuvres du musée.
 

Renseignements
Musée du Petit Palais
Service éducatif
Palais des Archevêques – Place du Palais des Papes
84000 AVIGNON
04 90 86 44 58
serviceeducatif.museepetitpalais@mairie-avignon.com