Peindre en Provence à la Renaissance : cycle de 10
conférences virtuelles
Proposé par l’Université Virtuelle du Temps Disponible
Vendredi
3 février 2017
15h00
– 16h00
Peindre
en Provence à la Renaissance
Partie
1
Le
crépuscule des Primitifs (1490-1510)
La
peinture de la Renaissance évoque pour beaucoup la notion de chef-d’œuvre,
d’art courtisan et d’apparition de l’académisme. Peindre en province, en
Provence, au XVIe siècle, répond à des considérations souvent
autres. Les Primitifs, définis comme peintres sur panneaux aux XIVe
et XVe siècles, en ont été redécouverts et mis à l’honneur depuis la
grande exposition nationale de 1904 au Louvre. Parmi eux, quelques
personnalités ont œuvré à Avignon, Aix et Marseille à l’aube de la Renaissance.
A Nicolas Dipre, venu de Paris, Josse Lieferinxe du Hainaut, sont données des
peintures que se partagent aujourd’hui de grands musées en Europe, aux
Etats-Unis, en Russie, etc. Sur leurs retables démembrés, toiles, dessin sur
parchemin, s’observent une nouvelle vision et de nouvelles pratiques enrichissant
l’héritage médiéval : un dessin plus nerveux caché sous des formes plus
apaisées, une lumière encore jamais expérimentée, des détails parfois triviaux
extraits du quotidien, une rare ampleur donnée aux vues de ville et paysages.
Vendredi
17 février 2017
15h00
– 16h00
Peindre
en Provence à la Renaissance
Partie
2
Au
débouché des vallées alpines (1500-1520)
Fraîchement
rattachée à la France, la Provence connaît un afflux de peintres piémontais et
savoisiens vers 1500. Pierre Bœuf, originaire de Sisteron, semble avoir joué à
ce titre un rôle transmetteur le long de la vallée de la Durance. Il a
probablement collaboré avec Hans Clemer, cousin de Josse Lieferinxe déjà
rencontré au cours de notre première rencontre du cycle. Alternativement actif
autour de Saluces, d’Aix et de Marseille, on reconnaît des deux côtés des Alpes
son apport à une peinture provinciale pleinement entrée dans la
« Renaissance ». L’occasion est ici donnée de découvrir en détail des
œuvres peu connues, soigneusement conservées dans de petites localités comme
Pertuis, Pélissanne, Vinon-sur-Verdon, Cabriès, Jouques, La Celle, Aups, mais
aussi Celle Macra, Elva ou Centallo du côté italien.
Vendredi
7 avril 2017
15h00
– 16h00
Peindre
en Provence à la Renaissance
Partie
3
Le
dynamisme marseillais des années (1520-1530)
François
Ier en a fait « la clé du royaume ». Marseille devient
alors un creuset pour qui veut y faire des affaires, peintres et artisans
compris. Un véritable relais s’y opère entre la Provence orientale, le comté de
Nice, et Avignon ouvrant sur le Comtat venaissin. Trois grandes personnalités
s’y sont imposées entre 1510 et 1530 : Etienne Peson, peut-être d’Arles,
Jean Cordonnier dit de Troyes, et Antoine Ronzen probablement de Ronse ou
Renaix en Flandre orientale. Véritables peintres entrepreneurs, ils ont conçu
et laissé d’immenses œuvres exécutées à plusieurs mains. On y décèle des
modèles employés à foison qu’on a plaisir à identifier en feuilletant les
premiers albums de gravures commercialisés à grande échelle. Le style personnel
apparaît dès lors comme premier gage de distinction pour ses artistes qu’on
suit non seulement à Marseille, à Aix, mais également à Saint-Maximin, Pignans,
Biot, Puget-Théniers, Villars-sur-Var.
Vendredi
12 mai 2017
15h00
– 16h00
Peindre
en Provence à la Renaissance
Partie
4
Le
poids de l’héritage niçois en Provence orientale (1525-1560)
Nice
et son « arrière pays » ont véritablement connu leur adhésion au
mouvement renaissant à travers la figure de Louis Bréa autour de 1500. Ces
territoires appartiennent alors au duché de Savoie, sans pour autant que sa
limite fluviale du Var ne constitue un obstacle à l’échange artistique.
Certaines des œuvres de Bréa ont déjà gagné la Provence, à Six-Fours notamment,
avant que ses successeurs ne consolident ce pont. Antoine Bréa semble même y
multiplier les séjours et les activités : à Marseille, peut-être à
Puget-Théniers, à Grasse et dans les environs de Draguignan. Si la vivacité et
l’originalité niçoise s’éteignent vers 1525 à travers l’œuvre impersonnelle de
François Bréa et la migration d’autres peintres vers Marseille et Avignon,
l’héritage s’en exporte d’autant plus facilement. A Antibes avec l’encore
mystérieux Antoine Aondi, en pays dracénois où œuvrent un certain Jean de
Guélin suivi du picard André Carton dit Hurlupin récemment redécouvert. A
proximité de réputés lieux de villégiature sera ainsi exploré un patrimoine
méconnu, de la Côte d’Azur aux confins de l’ancien diocèse de Fréjus.
Suite
du cycle :
Vendredi
9 juin 2017
15h00
– 16h00
Peindre
en Provence à la Renaissance
Partie
5
De
retour de Rome… (1540-1560)
Vendredi
7 juillet 2017
15h00
– 16h00
Peindre
en Provence à la Renaissance
Partie
6
Présences
italiennes en Provence (1560-1590)
Connexion par internet via un ordinateur, une tablette
tactile ou un smartphone.
Conférences interactives permettant à tous les participants
d’échanger en direct avec le conférencier et entre eux.
Inscription et programme sur le site de l’UVTD :
Renseignements :

